Les zones villageoises de la region d’Amed:

La région d’Amed, une des plus pauvres de Bali, est située sur la côte est de l’île.  Entre mer et montagne, elle est habitée par des pêcheurs et des agriculteurs. Le salaire moyen y est de 2 euros par jour et les enfants arrêtent l’école dès qu’ils sont en mesure d’ aider leurs parents en participant aux travaux des champs. Ils sont donc assez peu éduqués et le taux d’illetrisme y est supérieur à la moyenne. Il n’ y a pas d’ accès à l’eau courante et l’électricité disponible y est très faible.
 
L’apparition de nombreux produits bon marché sous conditionnement plastique a bouleversé leurs habitudes. Il y a peu, les déchets étaient encore essentiellement organiques. On les donnait aux cochons, ou on en faisait du compost. Les emballages étaient en feuilles de bananier...
Le plastique a depuis remplacé ces emballages naturels. Les sacs en plastique sont distribués et utilisés sans compter et les balinais n’ont pas la moindre idée des dangers que constitue le fait de les jeter dans la nature ou de les brûler.

Et ces déchets sont malheureusement en constante augmentation : emballages de lessives et savons, bouteilles en plastique, emballages alimentaires. Les habitants ne bénéficient d'aucun système de collecte et ramassage des ordures et tous les déchets produits sont jetés derrière la maison familiale, dans les rivières, sur les plages, et partout ailleurs… De nouvelles et nombreuses pathologies apparaissent : maladies de peau, diarrhées,
infections par de l’eau polluée… L'environnement est sérieusement menacé. Les eaux empoisonnées contaminent les fragiles écosystèmes sur terre et dans la mer. Depuis quelques années le poisson se fait beaucoup plus rare, réduisant leur quantité de nourriture vitale.





Voici le point d' eau, "la salle de bains" du village... pour les habitants et les animaux... Le sol est jonché d' emballages plastique ( shampooings, savons, friandises...)


Nous avons constaté, avec surprise, que les familles suivaient le projet avec intérêt ! Cela nous a donc permis d'adapter nos installations en fonction de leurs besoins.








© photos : Claude Théret - Pierre-André Athané